Bien que nous soyons de retour à Montréal depuis quelques jours, les images
et les moments vécus pendant notre voyage nous suivent, tantôt dans nos
instants de rêverie, tantôt dans le fil des conversations entre nous ou avec
les membres de la famille, les amis et les collègues de travail, curieux d’en
savoir davantage sur ce lointain pays et sur son peuple.
En fait, de l’Indonésie, on connaît une parcelle, Bali. Une île riche en
contrastes et un peuple tout sourire, accueillant et avenant comme aucun autre,
du moins à notre connaissance. Cette gentillesse et cette affabilité, ce souci
de l’autre, sont sans doute étroitement liés à un sentiment d’appartenance à la
nature et à l’humanité très développé chez les Balinais ainsi qu’à un engagement
spirituel et communautaire profondément enraciné.
La spiritualité et la pratique religieuse hindoue se vivent au quotidien à
Bali. Teintées d’une couleur typiquement balinaise (via le culte des ancêtres
et les croyances animistes), elles s’inscrivent dans le tissu social et culturel
comme une trame fondatrice et immuable. En tant qu’observateurs, on ne peut y
échapper tant les signes et les rituels qui s’y rapportent sont nombreux. Les
multiples temples, ces lieux de rencontre entre les dieux et les humains (du
petit autel dans chaque demeure, aux trois temples dont chaque village ou
quartier est doté jusqu’aux temples de district et à ceux plus imposants vénérés
par la population entière), les meru
à la silhouette élégante qui appellent à l’élévation, les longues processions
riches en couleurs et en musique qui s’égrainent au détour des coins de rue,
les statues représentant les divinités hindoues Brahma, Vishnu et Shiva, et d’autres
personnages mythiques, sont autant de manifestations rappelant à quel point le
sacré est omniprésent .
L’offrande se pratique matin et soir. Il revient à la femme de déposer plusieurs
de ces petits paniers sur le temple domestique et sur celui du quartier ainsi
qu’à divers endroits dans et autour de sa demeure et de son commerce s’il y a
lieu, parfois dans une position quelque peu inusitée. Les offrandes visent à
satisfaire les forces antagonistes, positives et négatives, reconnues selon la
culture balinaise comme habitant les entités naturelles ou surnaturelles. L’objectif :
maintenir l’équilibre salutaire de l’univers.
Les offrandes disposées en hauteur sont adressées aux esprits bienveillants
(dieux, ancêtres) tandis que celles déposées au sol, souvent à l’extérieur de
la maisonnée, visent à apaiser les forces malfaisantes et à leur empêcher
l’accès à l’intérieur. La fumée de l’encens qui se consume assure le lien entre
le réel et l’au-delà.
Il va sans dire que tant de fleurs et d’encens embaument l’air à coup sûr.
Nous retiendrons de Bali ses odeurs parfumées camouflant sans peine les relents
d’immondices trop souvent laissées à l’abandon. Mais surtout, nous sommes
heureux d’avoir pu découvrir un peuple si riche en spiritualité et en culture,
si ouvert et généreux.
Julie a appris à confectionner un petit panier d’offrandes lors de notre dernier jour à Bali. En guise de remerciement pour ce superbe voyage, nous sommes allés déposer cette offrande au pied du temple situé près de notre hôtel. Par ce geste symbolique, nous avons aussi fait quelques pas de plus vers l’acceptation du départ imminent.
Notez qu'un policier tourne autour de nous à la fin du vidéo, ce qui explique la gêne de Julie à dire "Salamat" (Indonésien) / "Suksuma" (Balinais) ie Merci./ El Gato
Le sort a voulu qu'au final Julie positionne sa petite offrande tout près
des autres, formant ainsi la lettre J. Nous y avons perçu un signe des esprits,
comme une invitation qui lui était faite de revenir un jour. Qui sait...

Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerQui sait...
RépondreSupprimerDeux belles nouvelles entrées sur votre blogue, les offrandes et les danses - des descriptions imagées et des photos qui parlent.
La finale est très touchante. Que de moments mémorables pour Julie !
RépondreSupprimerBonjour Julie, Qu'y avait-il dans ton offrande? j'y vois des fleurs et quoi d'autre? Je trouve ça très joli. Comme vous avez fait très bon voyage, je pense que le Dieu t'a exaucé. Tante Andrée
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