Nos amis Martin et Michèle
et leurs enfants ayant beaucoup apprécié leur cours de batik à Java, nous avons
décidé de faire de même à Bali. Le cours débute à 10h00. Le prof nous remet un
tissu sur cadre et nous dit de dessiner ce qu’on veut à l’aide d’un crayon à
mine gras.
-
Ouin…Mais
on connaît rien au batik monsieur le prof.
-
Pas
grave…dessinez…. Voici des exemples pour vous inspirer.
Julie choisit un modèle de
poisson qu’elle reproduit en
décalquant. Une fois le poisson dessiné,
elle se tourne vers le prof.
-
C’est
terminé!
-
Non…non…
Il faut ajouter des algues, les choses qu’on trouve dans la mer.
Et Julie se remet à la
tâche, en créant un environnement pour son poisson, cette fois entièrement de
son cru.
Richard opte pour un volatile très coloré en utilisant un modèle. Il
imagine un contour floral.
Quant à Claire, le temple
l’inspire davantage. Elle dessine donc un beau meru, un bâtiment qu’on retrouve
dans les temples balinais. (Les meru sont des tours de bois, richement sculptées et
coiffées de toits de chaume superposés, dont le nombre, toujours impair, varie
selon la dignité du dieu, le maximum étant onze étages.). Puis, elle ajoute des
arbres et du feuillage car la nature est toujours présente dans les temples
ainsi que deux personnes en prière.
-
Allez
voir le maître….dit le prof. Il va vous donner des conseils.- D’accord
- C’est très bien… dit le maître, mais dans un temple, il y a toujours un mur (il esquisse un mur) et ici, vous avez de la place pour les rizières en terrasse, puis cette femme accompagnée d’un enfant qui vient porter des offrandes…Et en arrière plan…voici la silhouette du volcan, le Mont Agung. (en quelques traits de crayon, les contours prennent forme). Continuez maintenant…
Le dessin rappelle maintenant certaines œuvres vues au musée ARMA de Ubud se caractérisant par la présence de scènes de la vie quotidienne et de certains thèmes récurrents comme la montagne vénérée, les rizières, la nature,… Le tout forme un ensemble dans lequel les sujets s’entremêlent et n’obéissent pas toujours aux règles de la perspective.
Une fois les dessins
terminés, c’est maintenant l’étape de l’application de la cire chaude sur le
tissu au moyen d’un petit instrument qu’il faut manipuler avec soin, sans quoi
on risque de se brûler. En fait, on suit les traces laissées par le crayon. Julie
aura l’aide du prof pour cette tâche. Évidemment, nous sommes maladroits et
parfois, de grosses gouttes de cire tombent sur notre tissu.
-
Aaaah!
J’ai fait une gaffe!
-
Pas
grave, on va réparer tout ça…
Après une étape de séchage
de la cire, on utilise un pinceau pour appliquer la teinture. Plusieurs
couleurs sont mises à notre disposition. Nos dessins se précisent. Claire
mettra du temps car le sien contient beaucoup de détails.
Ensuite, on applique de la
cire spéciale aux endroits que l’on désire intacts. Une autre cire (paraffine) que
l’on pourra faire craqueler est utilisée pour le reste de l’œuvre.
Claire et Julie font le
craquelage de la paraffine.
Il est 15h00. La dernière
étape consiste à baigner les tissus dans un liquide fixateur puis dans la
teinture de couleur indigo concoctée sous nos yeux. Après avoir été trempées
dans l’eau bouillante pour faire fondre et se retirer toute trace de cire, les
œuvres sont rincées à grande eau et exposées devant nos regards ébahis. Toute
une expérience!
Voici maintenant nos œuvres…




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire