vendredi 19 juillet 2013

Leçon de batik à Ubud


Nos amis Martin et Michèle et leurs enfants ayant beaucoup apprécié leur cours de batik à Java, nous avons décidé de faire de même à Bali. Le cours débute à 10h00. Le prof nous remet un tissu sur cadre et nous dit de dessiner ce qu’on veut à l’aide d’un crayon à mine gras.
-          Ouin…Mais on connaît rien au batik monsieur le prof.
-          Pas grave…dessinez…. Voici des exemples pour vous inspirer.
Julie choisit un modèle de poisson  qu’elle reproduit en décalquant.  Une fois le poisson dessiné, elle se tourne vers le prof.
-          C’est terminé!
-          Non…non… Il faut ajouter des algues, les choses qu’on trouve dans la mer.
Et Julie se remet à la tâche, en créant un environnement pour son poisson, cette fois entièrement de son cru.
 
 
 
 Richard opte pour un volatile très coloré en utilisant un modèle. Il imagine un contour floral.
 

 



Quant à Claire, le temple l’inspire davantage. Elle dessine donc un beau meru, un bâtiment qu’on retrouve dans les temples balinais. (Les meru sont des tours de bois, richement sculptées et coiffées de toits de chaume superposés, dont le nombre, toujours impair, varie selon la dignité du dieu, le maximum étant onze étages.). Puis, elle ajoute des arbres et du feuillage car la nature est toujours présente dans les temples ainsi que deux personnes en prière.
-          Allez voir le maître….dit le prof. Il va vous donner des conseils.

-          D’accord

-          C’est très bien… dit le maître, mais dans un temple, il y a toujours un mur (il esquisse un mur) et ici, vous avez de la place pour les rizières en terrasse, puis cette femme accompagnée d’un enfant qui vient porter des offrandes…Et en arrière plan…voici la silhouette du volcan, le Mont Agung. (en quelques traits de crayon, les contours prennent forme). Continuez maintenant…

Le dessin rappelle maintenant certaines œuvres vues au musée ARMA de Ubud se caractérisant par la présence de scènes de la vie quotidienne et de certains thèmes récurrents comme la montagne vénérée, les rizières, la nature,… Le tout forme un ensemble dans lequel les sujets s’entremêlent et n’obéissent pas toujours aux règles de la perspective.




 
 
 
 
Une fois les dessins terminés, c’est maintenant l’étape de l’application de la cire chaude sur le tissu au moyen d’un petit instrument qu’il faut manipuler avec soin, sans quoi on risque de se brûler. En fait, on suit les traces laissées par le crayon. Julie aura l’aide du prof pour cette tâche. Évidemment, nous sommes maladroits et parfois, de grosses gouttes de cire tombent sur notre tissu. 


 




-          Aaaah! J’ai fait une gaffe!

-          Pas grave, on va réparer tout ça…
 En effet, le prof et un assistant corrigeront nos erreurs, pendant que la dame de la maison nous sert un excellent mie goreng (genre de riz frit aux légumes avec poulet ou autre viande) accompagné de fruits frais.  Il est midi.





Après une étape de séchage de la cire, on utilise un pinceau pour appliquer la teinture. Plusieurs couleurs sont mises à notre disposition. Nos dessins se précisent. Claire mettra du temps car le sien contient beaucoup de détails.











Ensuite, on applique de la cire spéciale aux endroits que l’on désire intacts. Une autre cire (paraffine) que l’on pourra faire craqueler est utilisée pour le reste de l’œuvre. 
 



Claire et Julie font le craquelage de la paraffine.




Il est 15h00. La dernière étape consiste à baigner les tissus dans un liquide fixateur puis dans la teinture de couleur indigo concoctée sous nos yeux. Après avoir été trempées dans l’eau bouillante pour faire fondre et se retirer toute trace de cire, les œuvres sont rincées à grande eau et exposées devant nos regards ébahis. Toute une expérience!






Voici maintenant nos œuvres…




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